L'accueil en apprentissage : une étape-clé pour l'intégration
L'accueil d'un jeune en alternance a généralement pour finalité son recrutement permanent dans l'entreprise. Pour réussir cette conversion, le premier mois d'intégration est une période décisive. « Dès que le jeune arrive, il faut lui proposer un parcours individualisé, avec un emploi du temps sur mesure. C'est essentiel pour éviter les ruptures », explique Olivier Rundstadler, responsable pédagogique du CFA de l'AFPIA (Association pour la Formation Professionnelle dans les Industries de l'Ameublement) de Liffol-le-Grand . Il faut savoir que 11 % des alternants de l’enseignement supérieur et 27 % en CAP-BEP abandonnent en cours de route. (Source CIDJ). Le tuteur désigné par l'entreprise et le référent du centre de formation pour apprentis doivent concentrer leurs efforts afin d'instaurer un climat de confiance et de coopération avec le jeune travailleur.
Dès le premier jour, la visite de l'établissement permet à l'apprenti de rencontrer les équipes et de prendre ses marques. Il convient de lui rappeler les horaires, les règles officielles et les consignes de sécurité à respecter. C'est aussi le moment de le responsabiliser en lui rappelant ce qu'on attend de lui.
Au cours des deux premiers mois, une rencontre avec le formateur mandaté par le CFA est impérative pour identifier les compétences à acquérir. Les objectifs sont notés dans une fiche d'acquisition de compétences, transmise par le CFA et établie sur mesure pour chaque apprenti. Cette fiche est mise à jour tout au long de la formation.
Le recrutement en alternance : le rôle du tuteur et du CFA
Le tuteur joue un rôle central dans la réussite du parcours en alternance : il doit se montrer volontaire, disponible et transmettre ses savoir-faire au quotidien. C'est aussi à lui qu'il revient de maintenir le dialogue avec le formateur, au-delà des 2 visites annuelles imposées par la loi au référent du CFA. Ces rencontres permettent de faire le point sur l'évolution de l'apprenti et de mettre à jour la fiche d'acquisition des compétences.
En fonction des difficultés rencontrées, le CFA peut proposer des heures de soutien supplémentaires, pratiques ou théoriques, à la demande de l'entreprise. La qualité du dialogue entre l'entreprise et le centre de formation est essentielle pour offrir un accompagnement sur mesure et garantir l'implication durable de chaque alternant.
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Le recrutement en alternance : le rôle du tuteur et du CFA
Le tuteur joue un rôle central dans la réussite du parcours en alternance : il doit se montrer volontaire, disponible et partager ses expertises. « Son rôle est un peu celui d'un grand-frère », remarque Anne Gérard, dirigeante de l'entreprise d'ameublement Collection Pierre Counot-Blandin basée à Liffol-le-Grand (Vosges) . « Il apprend le métier au jeune et tente de résoudre les problèmes au cas par cas », précise-t-elle. C'est aussi à lui qu'il revient de maintenir le dialogue avec le formateur, au-delà des 2 visites annuelles imposées par la loi au référent du CFA. Ces rencontres permettent de faire le point sur l'évolution de l'apprenti et de mettre à jour la fiche d'acquisition des compétences.
En fonction des difficultés rencontrées, le CFA peut proposer des heures de soutien supplémentaires, pratiques ou théoriques, à la demande de l'entreprise. La qualité du dialogue entre l'entreprise et le centre de formation est essentielle pour offrir un accompagnement sur mesure et garantir l'implication durable de chaque alternant.
Le bilan final : bien évaluer pour bien recruter
Un apprenti passe 70 % de son temps en entreprise (aspect pratique) et 30 % au CFA (aspect théorique). En cas de succès, la formation s'achève par la remise d'un diplôme ou d'un titre à finalité professionnelle validé par l'Etat. Ce diplôme est soumis à un examen final (ex. : un apprenti ébéniste doit réaliser un meuble en 24 heures) et au bilan d'acquisition des compétences, réalisé par le tuteur et le référent formateur.
Il s’agit notamment d’évaluer :
- la maîtrise des activités dont l'apprenti est responsable,
- sa capacité à utiliser certains outils et techniques,
- sa connaissance des circuits de production,
- son appréciation du poste et de ses responsabilités d'employé,
- ses relations avec sa hiérarchie, les clients et les fournisseurs.
Ce bilan détaillé fera office de cadre pour un éventuel recrutement en CDD ou en CDI. Il constitue un avantage significatif par rapport à un recrutement classique, car il permet d'évaluer le candidat sur une période longue. Comme l’explique Anne Gérard : « Quand on prend un apprenti, c'est un investissement sur l'avenir. On le forme aux gestes du métier pour le garder dans l'entreprise ».
Questions fréquentes sur l'alternance
Quelle est la différence entre contrat d'apprentissage et contrat de professionnalisation ?
Découvrez les spécificités de chaque contrat, les publics concernés, les aides financières associées et testez votre situation avec le simulateur de calcul de rémunération et d'aides employeur.
Quelles aides financières pour recruter un alternant ?
Depuis le 1er janvier 2026, l'aide unique à l'apprentissage s'élève à 5 000 € pour le recrutement d'un apprenti préparant un diplôme ou titre de niveau CAP à Bac (jusqu'au niveau Bac+2 dans les Outre-mer), et à 6 000 € lorsque l'apprenti est en situation de handicap. Elle est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés et versée uniquement pour la première année du contrat. Une aide exceptionnelle, cumulable dans certains cas selon la date de conclusion du contrat, peut également s'appliquer pour des diplômes de niveaux supérieurs, avec des montants variables selon l'effectif de l'entreprise. Ces aides sont versées automatiquement par l'Agence de services et de paiement (ASP), sans démarche particulière de l'employeur au-delà de la déclaration d'embauche en DSN.
Pour en savoir plus :
- « L'aide unique à l'apprentissage ».
- « J'ai un besoin de recrutement... À quelle aide ai-je droit ? »
- « Dans la jungle des aides : les simulateurs à la rescousse »
Comment trouver un candidat pour un poste en alternance ?
Pour diffuser une offre d'alternance gratuitement et la rendre visible auprès des candidats, des CFA et de leurs partenaires (France Travail, Parcoursup, HelloWork...), rendez-vous sur l'espace recruteur de La Bonne Alternance et déposez votre offre en quelques clics :
Quelles sont les obligations de l'employeur envers un alternant ?
L'employeur doit désigner un tuteur chargé d'accompagner l'apprenti et de transmettre son savoir-faire au quotidien. Il est tenu de participer aux 2 visites annuelles imposées par la loi avec le référent du CFA, afin de suivre l'évolution de l'apprenti et de mettre à jour sa fiche d'acquisition de compétences. L'entreprise doit également respecter les règles applicables en matière de rémunération minimale (fixée selon l'âge et l'année du contrat), de temps de travail et de sécurité, au même titre que pour tout salarié.
Pour en savoir plus :