L’allocation de retour à l’emploi (ARE) : conserver un revenu mensuel
- Le principe :
Tous les mois, à condition d’être inscrit à France Travail, vous pouvez toucher tout ou partie de vos allocations chômage, en fonction des revenus générés par votre activité.
- Les conditions d’octroi et de versement :
Il faut être inscrit à France Travail et bénéficier de l'Allocation d'aide au Retour à l'Emploi (ARE).
Quand votre entreprise est créée, vous devez chaque mois déclarer votre activité à France Travail à l'occasion de votre actualisation. Cette démarche d’actualisation est obligatoire : les informations que vous transmettez permettent à France Travail de calculer le montant d’allocation à vous verser pour le mois.
Comment est calculé votre complément allocation ?
–
70% de vos rémunérations déclarées au titre des assurances sociales.
Le cumul du salaire issu de l’activité reprise avec votre allocation ne pourra pas être supérieur à la moyenne des salaires qui a servi au calcul de votre ARE.
À noter : si votre ARE vous a été attribuée à la suite d'une fin de contrat de travail ou engagement d’une procédure de licenciement intervenu à compter du 1er avril 2025, ce cumul sera possible dans la limite de 60% de vos droits restants, à la date de démarrage effectif ou de reprise de l’activité non salariée.
Au terme de ce cumul, si vous n’avez pas tiré de rémunération de votre activité non-salariée et que vous justifiez que votre activité est effective, vous pouvez solliciter auprès de l’Instance Paritaire Régionale de France Travail, la possibilité de continuer à bénéficier de ce cumul d’ARE pour les 40% restant.
L’aide à la reprise et à la création d’entreprise (Arce) : un capital disponible immédiatement
- Le principe :
Il s’agit d’une aide versée sous forme de capital, également attribuée par France Travail. Attention, l’ARCE n’est pas cumulable avec le cumul des allocations chômage : vous devez choisir l’une ou l’autre de ces options.
Le montant de l’ARCE tient compte des droits au chômage que vous avez acquis auparavant : elle correspond à 60 % du montant des droits à l’ARE restant dus à date de création de votre entreprise.
- Les conditions d’octroi et de versement :
L’aide est versée en deux temps : la première fois au moment de la création de l’entreprise, la seconde six mois après, sous réserve que l’activité soit toujours existante.
Au 1er avril 2025, une condition supplémentaire s’applique : vous devrez justifier ne pas être titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée à temps plein pour obtenir le second versement de l’ARCE.
À noter : pour bénéficier de l’ARCE, vous devez obligatoirement obtenir l’ACRE (voir ci-dessous).
L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise (ACRE) : une exonération partielle de charges sociales pendant un an
Le principe :
l'ACRE consiste en une exonération partielle de cotisations sociales pendant douze mois.
- L’exonération est de 25% si le revenu professionnel issu de votre nouvelle activité est inférieur à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass), c’est-à-dire inférieur à 36 045 euros.
- L’exonération devient dégressive si le revenu professionnel est compris entre 75 % et 100 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, c’est-à-dire entre 36 045 euros et 48 060 euros.
- L’exonération n’est pas applicable lorsque le revenu professionnel atteint ou dépasse le plafond annuel de Sécurité sociale, soit 48 060 euros.
Les conditions d’octroi et de versement :
Pour en bénéficier, vous devez déposer une demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début de votre activité. Le formulaire de demande est disponible sur urssaf.fr. Un mode opératoire y est également proposé pour vous accompagner dans cette démarche.
Pour les auto-entrepreneurs
Depuis le 1er janvier 2026, les auto-entrepreneurs doivent déposer leur demande d’ACRE dans les 60 jours suivant le début de leur activité. Le formulaire est disponible sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Pour les activités débutées à compter du 1er juillet 2026, l’ACRE permet de bénéficier d’une réduction de 25 % du taux de cotisations sociales, jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la date d’inscription.
Pour plus d’informations, consultez directement le site de l’Urssaf.
Trois autres aides financières utiles
- Les prêts d’honneur : plusieurs réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise comme Initiative France ou Réseau Entreprendre accordent aux entrepreneurs des prêts à taux zéro. Leur montant varie de 10 000 euros à 29 000 euros selon les projets et les réseaux.
- Les garanties bancaires : des organismes de garantie et de cautionnement comme Bpifrance ou France Active proposent des garanties bancaires couvrant jusqu’à 65 % des crédits bancaires.
- Les microcrédits : l’Adie accorde un prêt allant jusqu’à 12 000 euros aux porteurs de projet fragiles, exclus du système bancaire classique.