Chaque année, des milliers de personnes en recherche d'emploi sont victimes d'arnaques. Les fraudeurs profitent du contexte émotionnel et de l'urgence parfois ressentie pour concevoir des pièges de plus en plus sophistiqués : fausses offres sur des sites légitimes, faux recruteurs usurpant le nom de vraies entreprises, ou encore propositions d'emploi non sollicitées alléchantes. En collaboration avec cybermalveillance.gouv.fr, France Travail vous aide à identifier ces menaces.
Les deux grandes formes d'arnaques à l'emploi
1. Les propositions d'emploi non sollicitées
Vous n'avez pas postulé, mais vous recevez un message - par mail, SMS ou via un réseau social - qui vous propose un poste avec des conditions très attractives : travail à domicile, rémunération élevée, flexibilité totale, recrutement immédiat... Ce type de message est très souvent frauduleux.
Les fraudeurs se font passer pour de véritables recruteurs en usurpant le nom d'une entreprise connue, en reproduisant son logo, voire en indiquant un numéro SIRET existant. Leur objectif est de vous inciter à communiquer des informations personnelles (coordonnées bancaires, copie de pièce d'identité) ou à verser de l'argent sous prétexte de frais de dossier ou de formation obligatoire.
Exemple typique
« Bonjour, votre profil a retenu notre attention. Nous vous proposons un poste de téléconseiller à domicile, 1 800 euros/mois, sans expérience requise. Répondez dans les 24h pour confirmer votre intérêt. Un kit de démarrage de 89 euros vous sera remboursé dès votre premier mois. »
Signaux d'alerte cumulés : message non sollicité, urgence artificielle, demande de paiement préalable.
2. Les fausses offres d'emploi sur les plateformes
Des fraudeurs publient également de fausses offres directement sur des sites d'emploi légitimes, y compris parfois sur France Travail. Ces annonces semblent authentiques mais visent à récupérer vos données personnelles ou à vous faire répondre à des questionnaires piégés.
Les signaux d'alerte à identifier
- Le poste proposé est très bien rémunéré pour des compétences peu spécifiques,
- L'offre arrive sans que vous ayez postulé,
- L'adresse mail de l'expéditeur ne correspond pas au nom de l'entreprise,
- On vous demande de payer quelque chose (formation, matériel, dossier),
- On vous demande vos coordonnées bancaires,
- Le processus de recrutement est entièrement en ligne, sans entretien physique ni visio,
- Les fautes d'orthographe ou de syntaxe sont nombreuses dans les messages
- On vous presse de signer un document ou de donner une réponse immédiate.
À retenir
France Travail ne vous demandera jamais de verser de l'argent, de fournir vos coordonnées bancaires par mail ou SMS, ni de payer un accès à ses services. En cas de doute, connectez-vous directement sur votre espace personnel pour vérifier.
Que faire si vous avez répondu à une offre suspecte ?
- Cessez tout contact immédiatement avec l'expéditeur. Ne répondez plus, ne versez aucune somme supplémentaire.
- Si vous avez communiqué des données bancaires, contactez votre banque sans délai pour bloquer d'éventuelles transactions frauduleuses.
- Si vous avez transmis une copie de pièce d'identité, signalez-le à la CNIL et déposez une alerte d'usurpation d'identité.
- Signalez l'offre à France Travail via le bouton "Signaler cette offre" et sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr.
- Conservez toutes les preuves : captures d'écran des messages, de l'annonce, des échanges.
- Déposez plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche, ou en ligne sur service-public.fr.
Ne jamais faire
- Verser de l'argent à un employeur potentiel, quelle que soit la justification,
- Accepter d'être rémunéré pour recevoir et retransférer des fonds (mule financière),
- Signer un contrat envoyé uniquement par voie électronique sans vérification de l'entreprise,
- Communiquer votre numéro de sécurité sociale ou RIB avant toute embauche formalisée.
Comment vérifier une offre ou un recruteur ?
Avant de répondre à une offre ou de donner suite à un message de recrutement, prenez le temps de vérifier :
- L'existence de l'entreprise sur societe.com ou infogreffe.fr avec le numéro SIRET fourni,
- L'adresse mail du recruteur : elle doit correspondre exactement au domaine de l'entreprise,
- La présence de l'offre sur le site officiel de l'entreprise
- Les avis sur l'entreprise via des plateformes comme LinkedIn, Glassdoor, ou Indeed.
Ressources complémentaires