
« Je suis un poids plume, et pourtant, je manœuvre des palettes de plusieurs tonnes ! »
Karine, cariste sur une grande plateforme logistique en Centre-Val-de-Loire, ne reviendrait sur sa reconversion pour rien au monde. « Aujourd’hui, ça roule pour moi », dit en souriant la jeune femme qui, désormais, travaille à trente minutes de son domicile.
À 34 ans, Karine ne se reconnaît plus dans son métier d’hôtesse de caisse, qu’elle exerce depuis dix ans dans la grande distribution. « J’avais envie de bouger, de me réinventer, mais je ne pouvais pas me permettre d’envisager une longue formation. » Guidée par sa conseillère France Travail, avec qui elle explore différentes pistes, la jeune femme décide de se lancer dans le métier de cariste, dont les besoins sont nombreux dans la région.
« Je connaissais un peu le métier grâce à mon ancienne activité, mais je le pensais surtout réservé aux hommes ! »
Une formation courte et complète
Karine s’inscrit alors à une formation courte de cariste d’entrepôt à l’Afpa, incluant le CACES R489 (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité). « Au début, j’étais un peu stressée à l’idée de monter dans un chariot, mais très vite, j’ai pris confiance. C’est précis, technique, mais quand on aime ça, c’est un vrai plaisir », décrit cette pilote dans l’âme.
Accessible sans diplôme, le métier exige en effet la possession d’un CACES adapté aux engins utilisés (souvent les catégories 1, 3 et 5). Karine décroche en trois mois son Titre professionnel de cariste d’entrepôt (niveau CAP), mêlant formation théorique, sécurité et pratique en entrepôt. « C’est une formation très complète : on apprend à manœuvrer, lire les plans, respecter les consignes. C’est un vrai savoir-faire. »
À l’instar de la jeune femme, le cariste travaille le plus souvent en entrepôt ou sur une plateforme logistique. Il déplace les marchandises à l’aide de chariots élévateurs, transpalettes ou tracteurs motorisés, en suivant un plan de stockage précis. Sa feuille de route : faire circuler les produits sans rupture dans la chaîne logistique.
« Je ressens une vraie satisfaction à voir le résultat de ce que je fais »
Un métier aux nombreux débouchés
Puis, Karine transforme l’essai dans une société de transport-logistique où elle travaille encore actuellement. « Ce que j’aime, c’est la diversité. Un jour, je charge, un autre, je décharge ou j’alimente les lignes de production. Je ne vois pas le temps passer. » Le métier demande rigueur, réactivité et précision : « Il faut savoir lire les bons de commande, manipuler les charges en toute sécurité, gérer le flux des produits… et être attentif à tout ! On conduit, on vérifie, on range… Chaque geste compte. »
Au quotidien, Karine retrouve l’ambiance et l’esprit d’équipe qu’elle appréciait aussi dans sa précédente activité : « Ici, tout le monde s’entraide. » La motivation est au rendez-vous : « Je ressens aussi une vraie satisfaction à voir le résultat de ce que je fais, voire une vraie fierté. Quand les camions partent à l’heure et que les lignes sont alimentées, j’y suis pour quelque chose. ! »
Comme Karine, faites le choix d’un métier dans lequel les débouchés sont nombreux. Logistique, grande distribution, industrie ou transport :
« C’est un stress en moins de savoir qu’on aura a toujours besoin de caristes ! »